« Mettre des mots là où il faut » devient Jeanne Quentin — même praticienne, nouvelle identité.

Accompagnement en oncologie

Traverser un cancer, c’est affronter une maladie — et en même temps tout ce qu’elle bouscule autour : la fatigue, l’angoisse, le rapport à son propre corps, la place que l’on tient auprès des siens. L’accompagnement proposé ici s’adresse à cette seconde dimension, en soutien du parcours de soins.

Une précision essentielle avant tout

Cet accompagnement ne soigne pas le cancer. Il ne traite aucune maladie, ne remplace aucun traitement, ne se substitue à aucune décision médicale et n’agit pas sur l’évolution de la maladie.

Il s’inscrit dans ce que l’on appelle les soins de support : tout ce qui accompagne la personne pendant et après les traitements, sans jamais s’y substituer. Votre oncologue, votre chirurgien et votre équipe soignante restent seuls compétents sur votre prise en charge médicale. Aucun conseil donné en séance n’ira jamais dans le sens d’un arrêt, d’un report ou d’une modification de traitement.

Si vous cherchez une alternative à la médecine conventionnelle, je ne suis pas la bonne personne, et je vous le dirai clairement.

Ce sur quoi le travail peut porter

Ce qui reste, une fois le protocole médical posé, ce sont des difficultés bien réelles que les traitements ne visent pas directement :

  • L’angoisse. Celle de l’attente des résultats, celle des examens de contrôle, celle qui se réveille la nuit.
  • La fatigue. Profonde, différente de toutes celles connues auparavant, difficile à faire comprendre à l’entourage.
  • Le rapport au corps. Un corps transformé par la chirurgie ou les traitements, parfois perçu comme étranger ou comme ayant trahi.
  • La sidération du diagnostic. Ce moment où tout bascule et dont on ne s’est pas toujours remis, même des mois après.
  • La place auprès des proches. Devoir rassurer, ménager, faire bonne figure — et ne plus savoir où déposer sa propre peur.
  • L’après. La fin des traitements, souvent vécue comme un vide : plus de rendez-vous, plus de cadre, et une injonction implicite à « revenir à la normale ».

Un entretien préalable, systématiquement

Contrairement aux autres parcours, cet accompagnement ne se réserve pas directement en ligne. Il commence toujours par un entretien téléphonique, sans engagement.

Cet échange sert à comprendre où vous en êtes de votre parcours, à identifier ce qui pourrait vous être utile, et surtout à vérifier ensemble que le moment est adapté. Certaines phases de traitement demandent d’attendre ; d’autres situations relèvent d’abord d’un psycho-oncologue ou du service de soins de support de votre établissement. Le cas échéant, je vous orienterai.

Cet entretien ne coûte rien et n’engage à rien.

Comment se déroulent les séances

Le rythme et la durée s’adaptent entièrement à votre état. Une séance peut être écourtée, reportée, ou se limiter à un temps de parole si la fatigue est trop présente. Rien n’est jamais imposé.

Le travail corporel est adapté avec précaution : zones opérées ou irradiées respectées, aucun geste sans votre accord, aucune manipulation en contradiction avec les consignes de votre équipe soignante. En cas de doute, on s’abstient.

Les séances peuvent avoir lieu à Porte du Ried près de Colmar, à Hégenheim près de Bâle, ou en visioconférence lorsque les déplacements sont trop lourds — ce qui est fréquent pendant les phases de traitement.

Accompagner aussi les proches

Les proches traversent leur propre épreuve, dans une position particulièrement inconfortable : il faut tenir, soutenir, et rarement se plaindre. L’épuisement des aidants est réel et largement sous-estimé.

Un accompagnement leur est ouvert, qu’ils viennent seuls ou en parallèle de la personne malade.

Questions fréquentes

Puis-je venir pendant une chimiothérapie ou une radiothérapie ?

C’est possible, en adaptant le rythme et le contenu des séances. Nous en parlons lors de l’entretien préalable, et je vous invite à en informer votre équipe soignante.

Dois-je prévenir mon oncologue ?

Oui, je vous y encourage. La transparence avec votre équipe médicale fait partie du cadre. Aucun professionnel de santé ne s’oppose à un soin de support ; en revanche, il doit savoir ce que vous faites.

Est-ce que cela peut aider mes traitements à mieux fonctionner ?

Non, et je ne le prétendrai pas. Ce travail n’a aucun effet sur l’efficacité d’un traitement ni sur l’évolution de la maladie. Ce qu’il peut soutenir, c’est la façon dont vous traversez cette période.

Et si je suis en rémission depuis longtemps ?

C’est un motif de consultation très fréquent. L’après-cancer soulève ses propres questions, souvent longtemps après la fin des traitements.

Les séances sont-elles prises en charge ?

Elles ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles disposent d’un forfait de soins de support. Par ailleurs, de nombreux établissements et associations proposent des soins de support gratuits : renseignez-vous auprès de votre service, ce sont des ressources précieuses.

Demander un entretien préalable

Pour convenir d’un premier échange téléphonique, utilisez le formulaire de prise de rendez-vous en sélectionnant « entretien préalable ». Nous fixerons ensemble un moment pour en parler, sans aucun engagement de votre part.